La Place de la Victoire à Bordeaux : cœur battant du quartier étudiant

La Place de la Victoire, c’est l’endroit où Bordeaux ne dort jamais vraiment. Les étudiants la traversent à toute heure, les terrasses débordent dès que le soleil pointe, et la Porte d’Aquitaine veille sur tout ça depuis le XVIIIe siècle. Un endroit qu’on connaît tous, mais dont on a rarement cerné toute l’histoire.

La Place de la Victoire, c’est quoi exactement ?

Une place qui porte le nom d’une victoire française

Le nom n’est pas anodin. La place commémore la bataille de Castillon en 1453, quand les troupes françaises ont chassé définitivement les Anglais de Bordeaux, mettant fin à la Guerre de Cent Ans. Rebaptisée « Place de la Victoire » le 3 décembre 1918, elle célèbre aussi la fin de la Première Guerre mondiale.

Avant ça, elle s’est successivement appelée Place d’Aquitaine, puis Place de la Convention pendant la Révolution, avant de retrouver son nom d’Aquitaine. Une histoire en dents de scie, comme souvent à Bordeaux.

Un carrefour stratégique dans la ville

La place s’étend à l’extrémité sud de la rue Sainte-Catherine, l’une des plus longues rues piétonnes d’Europe. On y accède depuis le centre-ville de Bordeaux en quelques minutes à pied. C’est de là que partent plusieurs axes majeurs : le cours de la Marne vers la gare Saint-Jean et le marché des Capucins, le cours Pasteur vers la cathédrale, et le cours Aristide-Briand vers le sud.

La ligne B du tramway s’arrête juste là, à l’arrêt « Victoire ». On rejoint le centre historique en quelques minutes.

Ce qu’on voit sur la place de la Victoire

La Porte d’Aquitaine, premier monument à ne pas rater

Elle trône au centre de la place depuis 1754. La Porte d’Aquitaine est une arche en forme d’arc de triomphe, dessinée par l’architecte André Portier. Elle mesure 17 mètres de hauteur et s’orne de sculptures représentant des dieux marins, les armes royales, des fruits et des fleurs.

À l’origine, cette porte marquait l’entrée sud de la ville. Elle remplaçait le châtelet médiéval de la porte Saint-Julien. On peut la voir dans l’axe de la rue Sainte-Catherine depuis la Porte Cailhau, et l’effet est saisissant.

L’obélisque et les tortues géantes d’Ivan Theimer

En 2005, le sculpteur tchèque Ivan Theimer a doté la place de deux œuvres qui ne passent pas inaperçues : un obélisque de 16 mètres en marbre rouge du Languedoc et deux tortues géantes en bronze.

L’obélisque raconte l’histoire du vin bordelais de l’Antiquité à nos jours, avec des bas-reliefs mêlant mythologie et iconographie locale. Les tortues, elles, portent sur leur carapace les noms des appellations viticoles bordelaises. La longevité du vin explique le symbole de la tortue. Ce sont des spots photos incontournables, et les enfants adorent grimper dessus.

Le pied de vigne le plus vieux de Bordeaux

Un détail que beaucoup ratent : juste à côté du McDonald’s de la place, un cépage de tchacouli planté à la fin du XVIIIe siècle par la famille Duverger est toujours là. C’est le plus vieux pied de vigne de Bordeaux. Il produit encore quelques bouteilles par an.

L’ancienne Faculté de Médecine

L’imposant bâtiment néo-classique qui borde la place a été construit en 1880 par l’architecte Jean-Louis Pascal, prix de Rome. Il abritait autrefois la faculté de médecine et de pharmacie. On peut pousser la porte pour découvrir son atrium intérieur : les amateurs de Poudlard ne seront pas déçus.

La place de la Victoire : quartier étudiant ou spot touristique ?

Les deux, sans hésiter

La vie étudiante a façonné ce quartier depuis le début du XXe siècle. L’Université de Bordeaux est toute proche, et ça se ressent à toute heure. Bars, brasseries, restaurants et boutiques indépendantes s’enchaînent autour de la place.

Le soir, les terrasses s’animent franchement. C’est l’un des endroits de Bordeaux où on peut rester des heures sans que personne ne vienne vous presser.

Une ambiance multiculturelle qui dure depuis le XIXe siècle

À la fin du XIXe siècle, une vague d’immigration espagnole a transformé le quartier et lui a donné une identité qu’on appelle « le quartier latin aquitain ». Cette empreinte multiculturelle est toujours très forte aujourd’hui : on le sent dans les commerces, dans les restaurants, dans l’ambiance de rue.

Que faire autour de la place de la Victoire ?

On a plusieurs options selon ce qu’on cherche :

  • Flâner vers le marché des Capucins en prenant le cours de la Marne. La place de la Bourse se rejoint aussi facilement depuis ici.
  • Descendre la rue Sainte-Catherine pour une session shopping ou une pause dans les boutiques indépendantes qui jalonnent la rue.
  • Explorer le quartier Saint-Michel vers le sud, avec ses terrasses et ses adresses de quartier.
  • Rejoindre la cathédrale en remontant le cours Pasteur, une belle balade dans le vieux Bordeaux.

Infos pratiques pour la place de la Victoire

InfoDétail
Accès tramLigne B, arrêt Victoire
Accès busPlusieurs lignes desservent la place
ParkingDéconseillé, le secteur est très circulé
HorairesLa place est accessible 24h/24, sans restriction
TarifGratuit

FAQ sur la place de la Victoire à Bordeaux

Pourquoi s’appelle-t-elle « Place de la Victoire » ?

Le nom commémore deux victoires : la bataille de Castillon en 1453, qui a mis fin à la Guerre de Cent Ans, et la victoire des Alliés en 1918 lors de la Première Guerre mondiale. Le nom actuel a été officiellement adopté le 3 décembre 1918.

Qu’est-ce que la Porte d’Aquitaine ?

C’est une arche monumentale de 17 mètres construite en 1754 par l’architecte André Portier. Elle marquait autrefois l’entrée sud de la ville et doit son nom au duc d’Aquitaine, petit-fils de Louis XV.

Y a-t-il des restaurants place de la Victoire ?

Oui, la place est entourée de nombreux bars, brasseries et restaurants. Le soir, les terrasses sont particulièrement animées. Le quartier fonctionne à toute heure de la journée.

Comment accéder à la place de la Victoire depuis le centre ?

En tram ligne B, arrêt Victoire. À pied depuis la rue Sainte-Catherine en 10 à 15 minutes selon le rythme de balade. En bus avec plusieurs lignes qui desservent la place directement.

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